Les discriminations au travail
Sous l’influence du droit européen, le droit de la non-discrimination ne cesse de prendre de l’importance dans les relations de travail. Les mesures discriminatoires prohibées ne sont pas limitativement définies par le Code du travail, elles peuvent concerner l’embauche, l’exécution ou encore la rupture du contrat de travail. La proposition de loi visant à améliorer la protection des lanceurs d’alerte, adoptée définitivement par le Parlement le 16 février 2022, ajoute que la discrimination peut également porter sur les horaires de travail et l’évaluation de la performance. Le Code du travail énumère à l’article L. 1132-1 plus d’une vingtaine de motifs discriminatoires. Cette liste, régulièrement enrichie par le législateur, est strictement limitative. Les victimes, les témoins d’actes de discrimination, mais également les lanceurs d’alerte bénéficient d’un régime juridique protecteur. La proposition de loi précitée élargit la définition de ces derniers et renforce leur protection.
Les actions civiles pouvant être engagées par les victimes, mais également par des organisations syndicales ou des associations sont encadrées par des règles spécifiques, notamment en matière de prescription. En cas de litige, la charge de la preuve est aménagée au profit du salarié.
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