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Vignette document Perception du télétravail par les cadres. Vers de nouvelles attentes en matière de qualité de vie au travail

Perception du télétravail par les cadres. Vers de nouvelles attentes en matière de qualité de vie au travail

Livre
Apec
12/2022
Contient : 4 pages

Le télétravail, désormais bien installé, semble considéré par les cadres comme un acquis. le télétravail ne peut se résumer à déplacer l’exercice du travail du bureau à "chez soi", tant il bouscule en profondeur les manières de travailler et de manager. Il ouvre la voie à de nombreux champs de réflexion et d’action en matière de qualité de vie au travail.
Aujourd'hui, deux tiers des cadres télétravaillent de manière régulière, au moins un jour par semaine. Si les cadres sont très majoritairement satisfaits de pouvoir télétravailler, de nouvelles attentes se font jour en matière de qualité de vie au travail. 80% des cadres indiquent que le temps dégagé grâce au télétravail leur permet de travailler plus tôt le matin ou plus tard le soir, souvent plus au calme. Et surtout, il leur procure davantage d’autonomie (55%), premier levier de leur motivation. Il leur permet ainsi de gagner en flexibilité, attente forte des cadres. Le télétravail est d'ailleurs également devenu un facteur de négociation pour les cadres : plus d’un quart d’entre eux n’hésitent pas, lors d’un processus de recrutement, à négocier le nombre de jours de télétravail.
En dépit de ces impacts positifs, le télétravail ne répond pas à lui seul aux fortes aspirations des cadres en la matière. le télétravail n’influe pas ou peu sur le contenu du travail et ne règle pas entièrement les conditions de travail et la capacité d’expression et d’action. Il ne résout pas le sujet de la charge de travail : 55% des cadres se disent toujours confrontés de manière occasionnelle ou répétée à une charge de travail insurmontable. Il ne répond pas non plus complètement à leurs attentes, de plus en plus fortes en terme d'actions supplémentaires pour consolider le lien avec leur entreprise :
- accroître la souplesse dans l’organisation du travail : pouvoir être flexible non seulement sur le lieu de travail mais aussi en matière d’horaires ou de modalités de travail ;
- améliorer encore l’équilibre de vie, en encadrant, par exemple, les horaires et notamment les horaires de réunions ;
- renforcer les capacités d’expression et d’action des cadres, que ce soit à travers le management participatif, la co-construction de la stratégie ou l’actionnariat salarié ;
- mener des actions fortes en matière de convivialité, veiller à l’ambiance de travail, sur site et à distance, et entretenir le collectif de travail et la capacité à travailler de manière collaborative.
S’y ajoutent des actions de préservation de la santé lutter contre les risques psychosociaux qui pèsent sur l'ensemble des salarié.e.s. Et dans une moindre mesure, le réaménagement des bureaux ou le développement de "services" aux salarié.e.s, par exemple, via une conciergerie d’entreprise.