
S’appuyant sur des enquêtes récentes, Jennifer Clerté et Marc Malenfer brossent un tableau de l'évolution du rapport au travail des Français. En majorité, ils sont plutôt satisfaits de leur travail, mais se plaignent de leur rémunération, des faibles perspectives de carrière, de l’insuffisante opportunité de recourir au télétravail, et plus encore de la pénibilité de leur emploi. Les jeunes se disent moins motivés depuis la crise sanitaire et désirent pouvoir trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Le sens du travail est à réinventer de sorte qu’ils s’y trouvent plus épanouis, qu’ils en ressentent l'utilité, qu’ils y soient reconnus et respectés, et disposent d’une certaine autonomie.
L’enquête sur le travail de bureau, menée dans six pays européens, dont Sarah Proust rend compte souligne d'abord l'origine du bureau auquel on est assigné, pour montrer la nécessité de plus d’espaces individuels, de flex office mais aussi de plus d’espaces collectifs. Les salariés européens souhaitent majoritairement travailler la moitié du temps au bureau et l’autre moitié en télétravail, celui-ci étant perçu comme une amélioration de leurs conditions de vie, notamment en raison de l’autonomie qu’il leur confère. Son enquête révèle aussi combien le style de management doit changer, être plus respectueux du rôle propre à chacun, moins autoritaire que mobilisateur de talents.