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Sécurité et/ou sécurité gérée: quand l'ingénierie de la résilience réinterroge l'ergonomie de l'activité

Article
Le travail humain
2019
Contient : p. 42-66 ; numéro 1, volume 82

En 10 ans, l’émulation scientifique autour de « l’ingénierie de la résilience » a suscité de nombreux débats et mobilisé une diversité de concepts : décisions de sacrifices, compromis, marge de manoeuvre, adaptabilité / variabilité, culture de sécurité? Ces différentes notions ont toutes en commun leur lien fort avec les concepts développés depuis les années 1950 dans le cadre de l’ergonomie dite « de l’activité » (Leplat & Cuny, 1977 ; Ombredane & Faverge, 1955 ; Wisner, 1972) . Bien que la distinction entre le travail prescrit et le travail réel (désormais discutée en anglais sous l’angle de l’écart entre le travail réalisé (WAD, pour « work-as-done ») et le travail imaginé (WAI, pour « work-as-imagined »)) soit un pilier de l’ergonomie francophone, les débats qu’elle engendre sont loin d’être clos, et il semble que toutes les conclusions n’ont pas été tirées de ce postulat (Duraffourg, 2003 ; Maline & Guérin, 2009). Les formulations telles que « sécurité réglée versus sécurité gérée » développées dans le domaine de la sécurité par les auteurs francophones dans la continuité du courant de l’ingénierie de la résilience, et les diverses tentatives de combiner ces deux formes de sécurité, nous invitent à discuter des positions possibles des ergonomes de l’activité (Maline & Guérin, 2009). À partir des trois orientations que Béguin (2007b, 2012) distingue dans le domaine de la conception, cet article dessine trois perspectives possibles selon les objectifs généraux que poursuivent les ergonomes face à l’écart entre le travail prescrit et le travail réel.

Contient :
p. 42-66 ; numéro 1, volume 82

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