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Vignette document Bilan formation emploi (II) : formation et qualité des emplois occupés

Dans cette étude relative à la relation formation-emploi, l’expérience professionnelle et la pratique sont souvent plus déterminants que la spécialité de formation pour exercer un métier. La profession est étroitement liée à la spécialité de formation pour un emploi sur trois environ. Cela concerne avant tout les métiers traditionnels liés à l’artisanat ou les emplois exigeant des compétences techniques spécifiques. Certains emplois offrent en effet des opportunités de changement de carrière en cours de vie professionnelle, d’autres permettent une insertion en emploi à des jeunes peu diplômés. Pour accéder à un emploi stable, certains jeunes acceptent des emplois faiblement rémunérés par rapport à leur diplôme. Plus d'un bachelier ou diplômés de l'enseignement supérieur sur dix est ainsi confronté à un déclassement permanent au cours des trois années consécutives à la fin de ses études.
Parmi les personnes les plus exposées à la précarité de l’emploi, seuls les bénéficiaires de stages et de contrats aidés ou en emploi temporaire de la Fonction publique ont autant de chances que les bénéficiaires d'une situation stable d'accéder à la formation continue. Elle est susceptible de freiner le développement de la précarité de l’emploi et d’aider à la stabilisation des trajectoires professionnelles les plus marquées par le chômage. L’emploi salarié à temps plein et à durée indéterminée ne constitue plus la "norme" d’emploi, cédant au développement rapide des "formes particulières d’emploi". L'accès des jeunes à un métier ne dépend pas que de la formation initiale : interviennent aussi les attributs socio-démographiques, la région de travail, l'expérience antérieure et la formation continue.

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