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Sociologies du travail : quarante ans après

Livre
EDITIONS ELSEVIER (Editeur)
2001
Contient : 370 pages

Cet ouvrage destiné à célébrer les quarante ans de la revue Sociologie du travail, propose à partir de vingt-cinq contributions originales, un double regard, rétrospectif et prospectif, sur la discipline. Un premier ensemble d'articles introductifs porte sur ce qu'ont permis d'apprendre quarante ans de travaux de sociologie, en lien avec la transformation du monde du travail et de l'emploi (A. Borzeix, M. Maurice, F. Dubet). Une partie des contributions aborde ensuite des travaux classiques qui "forment à la fois le socle historique et les sujets de prédilection de la sociologie du travail". Il en est ainsi du premier thème qui concerne l'évolution des modèles productifs (P. Desmarez) et le débat sur le post ou le néo-taylorisme (D. Linhart, G. Rot). Il en est également de même du thème des relations professionnelles introduit par J. Goetchy et discuté par J. Visser et J. Saglio. Troisième volet de cet inventaire : la sociologie de l'entreprise et des organisations, présentée par C. Musselin, et examinée par l'historien P. Fridenson et le sociologue D. Segrestin. La place accordée à la question de l'action publique relève d'une autre logique : ce domaine a cru progressivement en quantité, en qualité de travaux et en pertinence, au point qu'il s'intègre de façon plus permanente dans les préoccupations de la revue. Trois textes de P. Duran, D. Lorrain, P. Le Galès illustrent cette dynamique. La relation de la discipline à l'actualité est examinée. Soit on la constate pour en déplorer les conséquences : R. Hyman regrette le déclin des recherches sur la mobilisation collective. Soit au contraire on salue la réactivité de certains travaux et l'ouverture de chantiers nouveaux, en prise directe avec les enjeux de société ou les questions sociales brûlantes. Tel est le cas de la sociologie de l'emploi, du chômage, des marchés du travail et de l'exclusion, qui fait l'objet de trois articles de C. Prieto, M. Lallement, M. Maruani et d'un autre collectif écrit par C. Offe et J. de Deken. Un autre thème s'apparente à une autre rubrique de la revue, celle des "dossiers-débats". Le sujet de la technologie, avec les contributions de N. Dodier et P. Veltz, introduit par F. Cochoy, fournit une bonne illustration. Le défi consiste à se demander comment délimiter le champ et à déterminer ce qui change dorénavant pour le travail, sous l'effet des nouvelles technologies de l'information. L'ouvrage se termine en forme de conclusions, l'une menée par L. Tanguy qui rassemble les questions sur le travail du sociologue, une autre par M. Callon qui discute des règles de la méthode, et enfin de C. Paradeise sur le devenir de la revue Sociologie du travail.