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Sexisme : la loi, et après ? (dossier)

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Contient : pp. 12-19 ; n°236

Si le harcèlement et les agressions sexuelles caractérisées semblent faire l’objet d’une certaine prise de conscience dans les entreprises, favorisés notamment par la vague #metoo, le sexisme ordinaire continue de prospérer. Aujourd’hui, la plupart des grandes entreprises ont mis au moins des actions de sensibilisation sur le sujet en conformité avec la loi, ce n’est cependant majoritairement pas le cas des PME et des TPE. la loi du silence prévaut encore trop souvent, notamment dans des entreprises plus petites, et surtout moins "exposées".
Les mouvements #MeToo, #balancetonporc ou #balancetonagency, qui ont contribué à libérer la parole des femmes, ont certes joué un rôle dans la prise de conscience d’abus sexuels caractérisés, mais n’auraient, selon les observateurs, pas (encore ?) entraîné de remise en question suffisante d’un sexisme ordinaire, quotidien, ancré.
Sommaire :
- Contre le sexisme sur le lieu de travail, sensibiliser et former
Si la loi est un garde-fou essentiel qui permet de qualifier et de sanctionner au besoin les agissements sexistes, la nécessité de former non seulement les personnes chargées de cette question dans les entreprises, les manageurs, mais également tous les collaborateurs se fait jour. Libérer la parole est une étape indispensable.
- Outre-Manche, un projet de loi de prévention des comportements sexistes en milieu professionnel annulé
Les clichés sexistes ont la peau dure. Au Royaume-Uni, les femmes sur leur lieu de travail sont toujours perçues comme des secrétaires corvéables.
- États-Unis : 90% des personnes concernées par des comportements sexistes au travail préfèrent se taire
Selon le cabinet juridique Outten &Golden, 90% des petites mains féminines de la restauration rapide ont connu le harcèlement sexuel, de la mauvaise blague au toucher d’un sein.
- Les "horaires espagnols", créateurs d’inégalités hommes-femmes
Un droit au congé pour règles douloureuses. Cette mesure, actuellement à l’examen au parlement espagnol, prévoit la possibilité de jours d’absence, reconnus comme "incapacité temporaire" et couverts par la Sécurité sociale.

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