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Vignette document Is telework really "greener"? An overview and assessment of its climate impacts

D'un point de vue environnemental, le télétravail est souvent considéré comme une solution viable pour l'atténuation des gaz à effet de serre ). La réduction de la pollution associée aux trajets domicile-travail et aux déplacements professionnels
évaluer le véritable bénéfice climatique du télétravail est une tâche complexe. Le passage partiel ou total au télétravail s’accompagne d’une série de changements dans la vie et les activités quotidiennes des individus, ainsi que de décisions au niveau de l’entreprise, qui peuvent influencer positivement ou négativement le niveau d’émissions de GES généré par chaque télétravailleur. Ainsi, l'effet positif ou négatif et l'ampleur de l'impact global du télétravail sur le climat sont déterminées par l'interaction de divers facteurs.
La première partie présente des preuves de la prévalence du télétravail dans l'Union européenne et de sa répartition spatiale dans les régions et les zones présentant différents degrés d'urbanisation, en explorant en particulier le potentiel de télétravail des zones urbaines et des capitales, où les problèmes de congestion du trafic sont plus évidents. L'analyse utilise principalement les données de l'enquête européenne sur les forces de travail (EU-LFS), en 2019 et 2020, complétées par les résultats de l'enquête en temps réel d'Eurofound menée pendant la crise du COVID-19.
La deuxième partie examine le potentiel du télétravail pour atténuer les émissions liées au transport liées aux déplacements évités, en mettant l'accent sur les effets à court et à long terme, et en montrant que toutes les formes de télétravail ne sont pas associées à une réduction du temps de trajet pour les télétravailleurs. L'analyse empirique se concentre sur la période pré-pandémique et s'appuie principalement sur les données du module ad hoc EU-LFS sur l'organisation du travail et les aménagements du temps de travail collectées en 2019.
S'appuyant sur des données antérieures, la 3ème partie aborde plus spécifiquement les impacts climatiques à court terme du télétravail lié aux déplacements, à la fois en termes de réduction des déplacements professionnels et d'effets de rebond potentiels, tels qu'une augmentation des déplacements non liés au travail, en accordant une attention particulière aux facteurs liés au contexte. Dans une approche similaire, la partie 4 passe ensuite en revue les sources d'émissions supplémentaires du télétravail liées à la consommation d'énergie. En particulier, il réfléchit à l'augmentation de la consommation d'énergie domestique comme l'un des effets climatiques négatifs les plus simples, et à la nécessité de considérer cela conjointement avec et par rapport à la consommation d'énergie des bureaux. La question de la "pollution numérique" liée au besoin accru d'infrastructures et d'outils numériques est également abordée.
La 5ème partie examine les défis liés à l'évaluation de l'impact global du télétravail sur le climat et souligne comment la portée variable des sources d'émission et la couverture géographique utilisées dans la littérature permettent de comparer résultats problématiques. La section fournit également un cadre conceptuel stylisé des impacts climatiques du télétravail, tant au niveau individuel qu'au niveau global.
Pour en savoir plus sur les avantages environnementaux potentiels du télétravail, la partie 6 se concentre sur l'Irlande, en tant qu'étude de cas. Parmi les États membres de l'UE, l'Irlande a enregistré la plus forte augmentation de l'incidence du télétravail régulier parmi les employés en raison de la pandémie de COVID-19, avec une augmentation étonnante de 16,1 points de pourcentage de 2019 à 2020. L'analyse révèle un impact climatique positif du télétravail en l'Irlande en termes d'économies d'émissions de CO2 et évoque quelques différences régionales intéressantes.
Une dernière partie résume et conclut en fournissant des indications sur les politiques.