Vers une résurrection de la jurisprudence Le Berre ?
01/2016
Dans un arrête du 23 octobre 2015, appelé à figurer au rapport, l'Assemblée plénière, statuant sur l'interprétation d'une convention collective, a eu également l'occasion de se prononcer sur la qualification de la faute du salarié refusant un changement de ses conditions de travail. Si la solution retenue paraît s'inscrire dans la jurisprudence selon laquelle une telle faute ne constitue pas, en soi, une faute grave, elle pourrait bien cependant y porter un important coup d'arrêt et même revenir aux solutions antérieures. En effet, en se contentant, pour caractériser la faute grave, d'un refus unjustifié des nouvelles conditions de travail, la Cour abandonne le critère antérieur des circonstances extérieures, indépendantes de la faute elle-même.
SUGGESTIONS
Du même auteur

Le changement des conditions de travail des salariés protégés. Retour sur une opposition de jurispprudence contestée
Convention OIT n°106 et dérogations permanentes au repos dominical : une invocabilité à géométrie variable

Encore l'expertise du CHSCT et le droit à un recours effectif : la question du coût prévisionnel

Prise en charge des frais d'une expertise décidée illégalement par le CHSCT : une fausse mise en balance du droit à l'exécution des décisions de justice et du droit à la santé et à la sécurité des salariés
La rupture conventionnelle versus la protection des salariés victimes de risques professionnels ou en état de grossesse