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Vignette document Observatoire de la fragilité sociale dans la fonction publique

Enquête réalisée en ligne du 8 au 25 juin 2018. Échantillon de 1?507 personnes, représentatif des agents de la fonction publique âgés de 18 à 65 ans. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, versant de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière), catégorie (A, B, C) et région de l’interviewé(e). À la demande de la Mutualité Fonction Publique, Harris Interactive a consulté un échantillon représentatif d’agents de la fonction publique sur leur perception de la santé au travail. Il s’agissait, d’abord, de comprendre le lien que les personnes travaillant dans la fonction publique établissent entre occupation professionnelle et santé?; ensuite, d’identifier les principales zones de risques ou d’insuffisance?; et enfin, d’interroger le rôle des différents organismes de santé ? et notamment des mutuelles ? dans ce paysage global.


Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

De façon générale, les agents de la fonction publique expriment une certaine satisfaction (82%) à l’égard de leur activité professionnelle, sans pour autant que celle-ci soit unanime : seuls 21% se déclarent très satisfaits. Par ailleurs, le lien entre santé et travail est questionné: 35% ont le sentiment que leur travail a une influence négative sur leur santé aujourd’hui, 51% s’attendent à un impact accru à l’avenir.

Dans le détail, des fragilités émergent à plusieurs niveaux dans le vécu quotidien des fonctionnaires. Les contraintes liées à la posture et aux rythmes de travail sont déclarées comme les plus fréquentes: ainsi, 43% des agents affirment être régulièrement confrontés à des situations où ils doivent rester longtemps debout, 29% ont le sentiment de subir couramment des rythmes de travail contraignants, et 28% déclarent qu’il leur arrive souvent de devoir travailler la nuit et/ou le week-end. De même, 84% des agents déclarent se sentir régulièrement fatigués au travail, 75% estiment y être stressés et 67% évoquent même des douleurs physiques liées à leur posture de travail. Le personnel soignant de la fonction publique hospitalière témoigne d’une exposition particulièrement importante à ces différentes types de situations.

Face à ces risques, 57% des agents de la fonction publique ont le sentiment que les enjeux de santé et de bien-être au travail sont mal pris en compte par leur employeur ; ils sont aussi quasi unanimes (91%) à affirmer que le « burn-out » devrait être reconnu comme une maladie professionnelle.

Les mutuelles de fonctionnaires disposent d’une image majoritairement positive, axée notamment sur leur professionnalisme (76%), et les agents témoignent d’une confiance élevée (69%) à leur égard pour agir dans le bon sens en matière de protection sociale.

Néanmoins, les agents se sentent imparfaitement informés sur ces différentes questions, seulement 55% se déclarant bien informés sur la protection sociale et 53% sur les enjeux liés à la santé au travail (risques professionnels, etc.).