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Vignette document Conditions de travail et "crise de l'emploi", une analyse sectorielle : quelques résultats de l'observatoire Evrest à deux dates

Conditions de travail et "crise de l'emploi", une analyse sectorielle : quelques résultats de l'observatoire Evrest à deux dates

Article
Archives des maladies professionnelles et de l'environnement
04/2018
Contient : p. 120-130

Cette étude, réalisée à partir de la base nationale de l’observatoire Evrest, porte sur une période allant des débuts de la crise financière jusqu’à 2013. Il s’agit d’une analyse sectorielle, confrontant des données sur les conditions de travail tirées d’Evrest aux variations d’emploi sur la période.

Principaux résultats
Les secteurs qui sont le plus affectés par la crise de l’emploi et ceux pour lesquels les conditions de travail se dégradent le plus sur la période ne sont pas systématiquement les mêmes. Par ailleurs, les baisses d’effectifs s’accompagnent surtout d’une hâte au travail plus fréquente et la progression des effectifs n’est pas garante d’une amélioration des conditions de travail (notamment ici en termes de charge physique). En outre, la coopération et les possibilités d’apprendre augmentent dans tous les secteurs sur la période, indépendamment des deux indicateurs de « crise de l’emploi » considérés.

Discussion
Les relations entre conditions de travail et « crise de l’emploi » ne sont ni simples ni uniformes : les conditions de travail dépendent sûrement d’autres aspects de « la crise » que de la seule évolution des emplois ; l’analyse sectorielle recouvre des diversités entre entreprises et entre individus ; enfin le fait même qu’il y ait une évolution nette d’effectifs peut caractériser une situation « mouvante » qui peut constituer en soi un processus éprouvant.