Sorry we missed you

Ricky, Abby et leurs deux enfants Sebastian et Lisa vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby est assistante à domicile pour personnes âgées, Ricky enchaîne les jobs mal payés.

Ricky décide alors de devenir chauffeur-livreur, avec statut d'indépendant, pour une entreprise livrant à domicile des produits commandés sur Internet. Abby vend sa voiture pour financer l'achat de sa camionnette. 

Le nouveau travail de Ricky s'avère vite moins rémunérateur qu'il ne l'avait pensé, il se heurte à des clients parfois peu coopératifs, se retrouve avec de longues journées de travail. Et même s'il est officiellement indépendant, son travail est contrôlé de très près par l'entreprise qui l'emploie au moyen d'une balise permettant de le localiser en permanence. Il se retrouve rapidement épuisé. De son côté, la vie professionnelle d'Abby est compliquée par le fait qu'elle doit désormais prendre le bus pour aller chez les différentes personnes dont elle s'occupe. 

Les deux parents sont peu présents à leur domicile, et leur fils Sebastian se met à manquer l'école et glisse vers la petite délinquance. À la suite d'un acte de violence envers un professeur, il est temporairement exclu de son école. 

Ricky est attaqué par des voleurs qui dérobent les paquets qu'il devait livrer, détruisent sa coûteuse balise électronique et le tabassent violemment. À l'hôpital, il doit attendre longuement pour être pris en charge, et, vu son statut d'indépendant, il doit payer un remplaçant lorsqu'il n'est pas en mesure de travailler. La pression économique le pousse à reprendre son travail dès le lendemain de son agression, alors qu'il n'a pas encore retrouvé sa capacité à conduire sans risques.

Dans ce film, Ken Loach affronte la logique redoutable dissimulée derrière l’ubérisation de la société, en montrant les dégâts collatéraux qu’elle engendre au sein d’une famille endettée.

La référence bibliographique