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20 ans d'insertion professionnelle des jeunes : entre permanences et évolutions

Rapport
Céreq
04/2018
Contient : 196 pages ; numéro 1

Cet ouvrage repose sur l’observation de plusieurs ge?ne?rations (1992, 1998, 2004 et 2010) durant leurs cinq premie?res anne?es de vie active. Un travail d’harmonisation de ces quatre enque?tes a? cinq ans a permis d’analyser, pour la premie?re fois, les e?volutions de la relation formation-emploi sur un intervalle de pre?s de 20 ans.

La premie?re partie aborde, sous diffe?rents angles, la question de l’insertion professionnelle : l'angle des politiques publiques, celui du territoire re?gional, de la mobilite? ge?ographique et des phe?nome?nes de me?tropolisation, celui du niveau de la conjoncture au moment ou? les jeunes ache?vent leurs e?tudes pour s’inse?rer dans la vie professionnelle. Ces trois axes d’analyse sont pre?ce?de?s d’un premier chapitre plus the?orique qui interroge la notion d’insertion professionnelle, ses origines et son inte?re?t pour e?tudier la transition de l’e?cole a? l’emploi.

Les grandes e?volutions a? l’oeuvre dans les conditions d’insertion auxquelles ont fait face les jeunes en deux de?cennies font l’objet de la deuxie?me partie. Elle montre l’approfondissement de l’he?te?roge?ne?ite? des parcours en fonction du niveau de diplo?me et la pre?carisation croissante de certains parcours professionnels avec notamment l’accroissement de la part des jeunes a? l’e?cart de l’emploi.
Elle te?moigne e?galement du tassement de la hie?rarchie salariale en fonction du diplo?me et de la re?duction du poids des jeunes travailleurs a? bas salaires ou encore du renforcement du de?classement professionnel. Pourtant, dans le me?me temps, les enque?tes Ge?ne?rations rendent compte d’une ame?lioration du jugement des jeunes sur leurs situations d’emploi malgre? ces conditions d’entre?e dans la vie active globalement de?grade?es.

La troisie?me partie privile?gie une entre?e par le type de parcours ou de filie?re suivie dans le syste?me e?ducatif. Elle se penche successivement aux sortants sans diplo?me, aux titulaires d’un bac professionnel, aux publics passe?s par l’apprentissage, a? ceux qui ont mene? de front e?tudes et activite? professionnelle, aux conse?quences de la massification de l’enseignement supe?rieur pour ses be?ne?ficiaires ainsi qu’a? l’accueil fait sur le marche? du travail aux diplo?me?s d’un doctorat.
Ces chapitres permettent de mettre au jour, entre autres, la rele?gation sociale et professionnelle croissante dont font l’objet les sortants non diplo?me?s, par ailleurs de moins en moins nombreux, et le ro?le toujours clivant de la spe?cialite? de formation en matie?re d’acce?s a? l’emploi qualifie?, pour les bacheliers professionnels. Ils indiquent e?galement la protection contre le cho?mage que peut con nuer de confe?rer le travail e?tudiant ou le fait d’avoir acquis un diplo?me par la filie?re de l’apprentissage ; ils mettent par ailleurs en e?vidence la situa on de?sormais privile?gie?e des docteurs qui inte?grent un emploi dans le prive? par rapport a? ceux qui ont fait le choix de la carrie?re acade?mique.

Enfin, la dernie?re partie retient des entre?es the?matiques par segments de population, qu’on les distingue par le genre, l’origine sociale, l’origine immigre?e ou encore leur lieu de re?sidence relativement aux quartiers des politiques de la ville. Il apparai?t ici que les jeunes femmes, de plus en plus diplo?me?es et de?passant de?sormais leurs homologues masculins, tendent a? connai?tre des destins professionnels en de?but de carrie?re de plus en plus similaires a? ceux des hommes. A? niveaux de diplo?me du jeune et de ses parents donne?s, l’influence re?siduelle de l’origine sociale sur le niveau socio-e?conomique atteint par les jeunes qui ont acce?de? a? l'emploi quelques anne?es apre?s leurs e?tudes apparait en recul sur les deux dernie?res de?cennies, a? l’instar de l’influence ne?gative en manie?re d’insertion associe?e au fait de re?sider en ZUS a? la fin des e?tudes. Enfin, les hommes non diplo?me?s issus de l’immigra on nord-africaine con nuent d’e?tre pe?nalise?s sur le marche? du travail, par rapport a? leurs homologues fils de natifs, quand les femmes connaissent des parcours d’insertion plus homoge?nes quelles que soient leurs origines.

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