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Travail hybride : plus facile à dire qu’à faire !

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Contient : 12 pages ; numéro 2

Le travail hybride est appelé à devenir une nouvelle norme organisationnelle. Huit salariés sur dix déclarent vouloir un mode de travail hybride, en travaillant 1 à 3 jours par semaine depuis le domicile, et 38% seraient prêts à démissionner si on leur imposait un retour sur site total. Comment, dès lors, mettre en œuvre concrètement ce mixage entre présentiel et distanciel pour organiser l’activité productive, tout en conservant ses salariés et en recrutant les meilleurs talents ? Quelles difficultés supplémentaires cette forme de travail engendre-t-elle ? Quels points de vigilance garder à l’esprit lors de son déploiement ? Réussir le travail hybride est une condition pour sanctuariser durablement une dose de télétravail et éviter que des entreprises ne fassent machine arrière sur cette question.
Le principal enjeu du travail hybride consiste en premier lieu à déterminer les tâches qui peuvent continuer à se faire à distance et celles qui se révèlent plus efficaces en présentiel, pour l’entreprise comme pour les collaborateurs. Plusieurs auteurs se sont penchés sur les critères de segmentation . Les auteures pointent le rôle central du manager de proximité, notamment pour mettre en débat le travail réel avec les collaborateurs et ses pairs au travers d’un dialogue professionnel soutenu qui fera émerger progressivement des process organisationnels adaptés, tant au niveau local que global.