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Faire des projets (dossier)

Article
Contient : pp. 16-33

Les auteurs abordent les différents aspects du projet et différents types de projet.J.F. Dortier définit les trois caractéristiques du projet : un objectif et une stratégie qui débouche sur l’action. J.P. Boutinet propose une typologie et une classification des projets : projets individuels, d’action, d’entreprise... Les projets d’avenir des adolescents sont liés à la réussite ou à l’échec scolaire et un sentiment d’incompétence accompagne certains jeunes qui vivent l’exclusion ou l’échec scolaire (article de C. Pacteau). La méthode proposée par P. Goguelin a pour objectif d’aider chacun à devenir l’auteur de son propre projet.L’article de N. d’Almeida et A. Nutkowicz fait le point sur le projet d’entreprise. Ce dernier s’est imposé il y a une dizaine d’années en période de crise, comme technique directoriale de mobilisation collective. Le salarié idéal devient celui qui fait preuve d’autonomie et de performance. L’entreprise cherche à mobiliser tous les acteurs autour du projet présenté comme l’idéal de l’entreprise et celui de chacun. Dans les années 80, des démarches participatives (études, séminaires, groupes de travail...) se développent sur le thème de l’image de l’entreprise. En dépit d’une participation active du personnel, une forte minorité de sceptiques et d’indifférents subsiste. Dans la seconde moitié des années 80, l’Etat se lance lui-même dans des projets de communication et de mobilisation. Le projet global laisse parfois la place à l’initiative d’un seul salarié porteur d’une idée. Cette pratique, l’essaimage, peut prendre alors plusieurs formes et l’article en dresse un bilan. Il termine par l’opposition entre la mode et la modernité que l’entreprise “reçoit comme une formidable machine à ébranler les valeurs culturelles, sociales et idéologiques”.Dans ce même numéro de Sciences Humaines, J.P. Durand s’interroge sur l’apparition d’un nouveau système productif : une nouvelle rationalisation du travail est mise en place impliquant une production en flux tendu et en “juste à temps”. Le groupe de travail tend à remplacer le poste de travail individuel hyperspécialisé. Tous les changements opérés par les entreprises possèdent un certain nombre de limites que l’auteur développe : changement graduel appellant une transformation des cultures, absence d’un système de régulation, participation marginale des exécutants. J. Lubecki se fait l’écho du débat américain sur la “nouvelle compétition” caractérisée par une logique anti-marché, la création de l’entreprise réseau et un travail non-stop des ouvriers.Enfin, à signaler l’article de R. Laufer sur le risque majeur. Les sciences sociales étudient la notion de risque majeur, et plus particulièrement les moments qui la précèdent : comment la définir, comment la gérer ? L’étude montre l’importance d’une préparation à la crise, définit le risque à partir de son acceptabilité sociale et envisage la gestion du risque.

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